Les employeurs réagissent par des hausses de prix et des réductions de personnel
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le salaire minimum en Allemagne est fixé à 13,90 euros brut de l’heure, comme l’indique le gouvernement fédéral sur son site web. À partir de 2027, il augmentera une nouvelle fois pour atteindre 14,60 euros. Plus de six millions de personnes bénéficieront de cette revalorisation, dont une proportion importante de femmes.
Avec cette hausse, le plafond de rémunération applicable aux travailleurs occupant un « minijob » est également relevé. Depuis le 1ᵉʳ janvier, il s’établit à 603 euros et passera à 633 euros en 2027.
Malgré l’augmentation du coût du travail, le gouvernement fédéral ne s’attend pas à des effets négatifs, tels qu’une hausse du chômage.
La moitié des entreprises allemandes concernée par la hausse du salaire minimum
Les entreprises allemandes perçoivent la situation autrement : selon un sondage de la Chambre de Commerce allemande (DIHK) mené auprès de près de 15 000 entreprises allemandes, une entreprise sur deux est touchée par la hausse du salaire minimum.
- Environ 40 % des répondants estiment devoir ajuster l’ensemble de leur structure salariale et augmenter proportionnellement les rémunérations des catégories supérieures au salaire minimum.
- Le commerce de détail est particulièrement confronté à cette hausse des salaires et à l’augmentation des coûts de main-d’œuvre (38 %).
- En conséquence, 40 % prévoient d’augmenter leurs prix, et 13 % envisagent des réductions de personnel – une proportion qui atteint même 20 % dans le commerce de détail et l’horeca.
Le président de la DIHK, Peter Adrian, craint que la nouvelle hausse des coûts salariaux freine les investissements et les investisseurs, et appelle le monde politique à limiter efficacement les charges sociales.